Au début il y a une ligne droite. C’est une route. 125 km de ligne droite. Autour il n’y rien qui distingue le kilomètre qui vient du précédents. Parfois on voit un guanaco ou un nandou mais sinon il n’y a que la route, à perte de vue.

A la fin on arrive à la mer. Il y a un port et sa petite ville : Puerto Deseado.

Avant il y avait un fleuve et son estuaire mais il s’est asséché alors la mer à pris sa place et maintenant il à une grande ria. A quai il y a de grands chalutiers rouges et sur les barrières du port des banderoles qui parlent d’une grève. Ça ne sent même plus le poisson. Dans la grande ria, on voit plein d’oiseaux marins qui nichent sur de petites îles. Il y a beaucoup de vent et les oiseaux ont l’air de jouer dedans, sauf les pingouins. C’est un vent tiède, il vient du nord. Sur l’estran, il y a soit des galets ronds soit des cailloux plats qui font un bruit de verre pilé quand marche dessus. Au-dessus on trouve beaucoup de salicorne et en dessous, quand la mer est basse, on voit la vase.

Parfois on dirait la Bretagne mais ici le soleil se couche dans le dos quand on regarde le large.