Après plein d’images quelques mots.

Nous avons quitté les chaleurs désertiques du Nord-Ouest Argentin pour filer vers le Sud. Petits villages et kilomètres de ligne droite s’enchaînent avec la cordillères des Andes en toile de fond plus ou moins lointaine. On roule, sans le vouloir mais c’est tant mieux avec un couple de jeunes toulousains, Yannick et Pauline. On se retrouve souvent au milieu du désert sur un ligne droite de 50 km de long…..Après 3 retrouvailles impromptues on décide de rejoindre Mendoza ensemble. Eux bifurqueront vers l’Est et la Péninsule Valdès tandis que nous passerons au Chili pour retirer des dollars et profiter de la Ruta 5 qui trace en ligne droite vers le sud.

En chemin, le cimetière de Villa Union avec son mausolée contenant la momie toute sèche d’un petit bébé mort dans les années 60….Les gens viennent y prier  pour demander une vie meilleure, ce qui se traduit généralement par une nouvelle voiture. L’intérieur est blindé de photos et de petits mots de remerciements concernant ces nouvelles acquisitions…..étrange…..

Plus loin, près du village de Rodéo, La Dique cuesta del viento, l’eau et l’air sont glacials et purs.

Nous bivouaquons avec les toulousains et à force de parler de la bonne bouffe qui nous manque ils nous émerveillent en sortant une boite de pâté de campagne de Bagnère de Bigorre. ça me rend quasi extatique, les effets se font sentir le lendemain matin…

Après une longue route chaude et sinueuse, nous rejoignons le Parque El Leoncito, au  nord de San Juan, où nous établissons notre premier contact visuel avec les sommets andins de plus de 6000 m.

 

Quelques jours plus tard, nous passons au Chili après un asado d’adieu avec Yannick et Pauline. La passage de la frontière se fait au pied de l’Aconcagua, le toit de l’Amérique du sud (plus de 6900 m). Son ascension paraît un jeu d’enfant comparé à notre rencontre avec les douanes chiliennes. Le contrôle phyto-sanitaire n’en finit plus et malgré les -4°C, le climat est plus agréable que le personnel. Après 2h30 d’attente pour un demi formulaire à peine vérifié, nous entrons au Chili de nuit.

Le changement d’ambiance nous paraît radical. Gueules de trois pieds de long et austérité semblent être les caractéristiques de base du chilien moyen. Tout le monde nous tire plus ou moins la tronche et sur les aires d’autoroute, dans notre camionnette paraguayenne, on se sent presque méprisé comme des Roms par une mairie UMP.

Par rapport à l’Argentine, tout est moderne et capitaliste. Les panneaux publicitaires géants font l’apologie des OGM et pesticides en tout genre, flippant… Aux stations services, des petits bonhommes en uniformes s’agitent pour laver des pare-brises déjà propres.

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Heureusement on se réfugie sous les araucarias du parque Malalcahuello-Nascas. Le climat a beaucoup changé, l’influence du glacier voisin se fait sentir, il gèle la nuit.

 

Le lendemain nous retrouvons l’Argentine et faisons nos premiers pas en Patagonie aux alentours de San Martin de los Andes. Pas de bol, il pleut 2 jours de suite et 100 m plus haut il neige. Nous nous rendons compte que nous n’avons pas de chauffage dans la voiture…

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Devant nous, la route des 7 lacs et plus loin, San Carlos de Bariloche.