Après quelques jours à Iquitos pour goûter l’atmosphère de la ville lacustre et son rythme tranquille teinté de douceur brésilienne, On se lance pour 4 jours de jungle tropicale humide, chaude et sauvage…. Dit comme ça, ça peut faire envie mais si vous aviez dû, comme nous, vous gaver d’antihistaminique pour lutter contre les démangeaisons des dizaines de piqûres de moustiques vous auriez, comme nous sans doute, été bien content de rentrer dans votre petite chambre d’hôtel à l’abri derrière les moustiquaires avec le ventilo à fond.

Cela étant dit, c’était pas non plus complètement dégueu que de se baigner dans l’Amazone avec les dauphins roses depuis un ilôt au milieu du fleuve, au coucher du soleil…..j’ai pas de photo parce que mon appareil photo n’est pas étanche mais parfois (souvent?) l’imagination fait bien l’affaire.

Sinon on a aussi cherché des tarentules en pleine nuit (sans les trouver, il n’y avait que des araignées scorpion, c’est leur petit nom, de 15 cm de diamètre). A défaut de trapèze, Irène à pu jouer un peu à Tarzan au bout d’une liane pendue à un arbre gigantesque, On a pêché des piranhas et j’ai même réussi à me faire mordre (un peu).

Et puis, bien sûr pleins d’animaux plus ou moins sympa….tantôt sauvages, genre serpents venimeux mortels verts fluo de 2m de long, singes de la taille d’un rat, oiseaux des marais préhistoriques, grenouilles oranges grosses comme des hérissons; tantôt sauvages mais dans un refuge en liberté : Pleins de petits singes trop mignons et très affectueux. C’est fou comme on comprend qu’on partage 99% de gène quand on les a sur les épaules. Et puis aussi un anaconda (un bébé il parait) de 6m de long, une tortue avec une gueule pas possible, un paresseux, des aras et un toucan magnifique malgré un sale caractère.

Avant de rentrer on s’est tapé une nuit dans un observatoire ornithologique à 10 m de haut dans des marais et là on se rend compte que la jungle ça vit vraiment la nuit. Quel bordel! On n’entendait même plus les centaines de moustiques qui nous tournaient autour d’autant plus qu’un orage tropical nous est tombé dessus pendant qu’on cherchait les yeux des caïmans à la frontale dans les marécages et même que ça ressemblait vachement à des scènes de Jurassique Park.

Bref on était content de rentrer se doucher et de retrouver un vrai lit et on croise les doigts pendant encore 10 jours pour ne pas avoir chopé le palu ou la dengue.