Enfin quelques nouvelles!! Après 1 mois de silence radio voilà donc un petit compte rendu sur la douceur de vivre paraguayenne.

Après avoir sillonné la provinces de Misiones, en Argentine, à bord du Trafic de nos compagnons de route Uruguayen, la liberté de mouvement qu’autorise un véhicule nous à franchement mis l’eau à la bouche. En fouinant un peu sur Internet, la meilleure solution pour nous consistait donc à passer au Paraguay pour y acheter un petit van (le sujet fera l’objet d’un article dédié prochainement).

Nous voilà donc dans le bus direction Asunción, la capitale, via Ciudad del Este. Nous y avons passé une grosse semaine caniculaire (autour de 38° à l’ombre) en quête d’un véhicule souvent accompagné d’Yvan. Élégant, discret et distingué, Yvan est russo-colombien et s’occupe de la maintenance de lave-linges professionnels dans plusieurs pays d’Amérique du sud. Sa formation d’ingénieur mécanicien à l’université de Moscou a été une aide précieuse dans notre recherche de la perle rare (une caisse pas trop pourrie pour pas trop chère). Il écoute Edith Piaf, Serge Gainsbourg, du rock 70’s, du tango électro et voue un culte à Claudia Cardinal et au cinéma des années 60.

Client dans le même hôtel bas de gamme que nous, dans le quartier des bordels, il nous à fait découvrir de délicieuses cantines brésiliennes ainsi que quelques bistrots hauts en couleurs. Lui à la vodka, Irène au vin rouge et moi au fernet branca con coca. Voilà un mélange culturel réussi!!

En parallèle nous rencontrons Alain, un français qui vit au Paraguay depuis plusieurs années, rapidement il nous invite chez lui à la campagne dit-il….En effet, sa maison est complètement perdu au bout de 2km de piste à la fin du village de Costa Alegre pas loin de Caacupé – Ici les villes ont pour la plupart des noms guaranis, Le Paraguay ayant deux langues officielles, le Castillan et le Guarani – En compagnie de sa femme et de ses deux enfants nous allons passer 3 semaines à aménager notre camionnette, faire des promenades, construire des cabanes, couper des bambous à la machette, chercher le lait à la ferme voisine et regarder les mandariniers fleurir. Bon, j’avoue, on a aussi attendu que la cedula verde (carte grise) de notre véhicule soit prête car nous ne pouvons pas sortir du pays sans elle.

Bref, le temps du voyage prend un autre rythme au fil des jours et notre espagnol s’améliore, nous avons hâte de reprendre la route.

Bientôt deux mois que nous sommes partis.