Et voilà, après 13 mois de voyage nous passons la frontière entre l’Equateur et la Colombie pour recevoir le dernier tampon d’immigration de notre périple. Ils nous reste 3 trop courts mois pour découvrir ce pays dont tout le monde nous vante les qualités. Autant nous n’avions pas accroché plus que ça avec les équatoriens autant l’accueil colombiens est un régal et la facilité des contacts alliée à leur curiosité remplissent les journées de bavardages en tout genre.

 Après une nuit à Pasto (en venant d’Otavalo en Equateur) on arrive à Popayan, une jolie ville coloniale toute blanche. Ce qui nous branche dans le coin ce sont les ballades à travers les vallées autour de San Augustin et de San Andrès avec le Parque archéologico de Tierradentro.

Ces deux sites regorgent de vestiges archéologiques datant du VIIème au Xème siècle. Des statuts, des bas reliefs et des centaines de tombes pleines de motifs sont visitables au milieu des champs où paissent des vaches aux longues oreilles et au regard tendre.

les deux villages sont accessibles par  5 ou 6 heures de pistes bien chaotiques mais qui valent la peine qu’on s’y ruine les fesses tant les paysages rencontrés sont beaux.

De temps en temps un barrage militaire où des canons de mitrailleuses lourdes dépassent des murs de sacs de sables. Des soldats armés jusqu’aux dents, casque vissé sur la tête distribuent des tract incitant à la délation des séquestrations et des extorsions des groupes armées de la région (Ici se sont les FARC qui sont les plus actifs).

Cela nous fait l’effet d’une petite piqûre de rappel : La Colombie est un pays en guerre civile depuis plus d’un demi siècle. Mais l’ambiance générale reste super cool malgré tout et les gens sont tous très très prévenants.

Bref on part se balader dans la montagne en sachant qu’on emprunte les mêmes sentiers que les guérilleros mais que jusqu’à présent ils ne s’en sont jamais pris aux touristes lambda comme nous.

La nature est superbe, pleine de papillons et de colibris. Les coteaux sont couverts de plants de café dont les grains sont mis à sécher au soleil devant les maisons. Les bananiers, les goyaviers et la canne à sucre poussent là ou il reste de la place.