L’ambiance est détendue, on flâne, on boit un petit tinto oscuro (bien serré) ou un pintadito (avec du lait) et quand on commence à avoir la tremblotte après 4 ou 5 tasses, un jugito natural de lulo, guanabana, maracuya ou d’un autre fruit exotique savoureux. Le climat est parfait, assez chaud pour rester en T-shirt 24/24h mais sans moustiques. Les maisons n’ont pas de carreaux aux fenêtres et on dirait que les gens passent leur temps à discuter à travers elles ou à boire du café sur le trottoir. Ils semble qu’il y ait au moins une cafétaria tous les 10 mètres sur chaque cuadra.

Bref toute cette caféine nous donne un peu la bougeotte et on monte tôt dans la montagne pour profiter du soleil (il pleut à verse tout les après-midi) et observer des colibris vifs comme l’éclair. Ils se cartonnent entre eux pour venir pomper l’eau sucrée à la panela que le fernier qui nous reçoit leur propose. Il nous en propose aussi d’ailleurs, bien chaude : Une agua de panela con queso, en gros de l’eau chaude dans laquelle on dilue du sucre intégral (le rapadura) et un morceau de fromage qu’il fait descendre de la montagne à une journée de cheval de là (fait avec du lait de vaches normandes si si). C’est le petit dèj typique d’altitude et c’est pas mal du tout. On monte encore un peu jusqu’à 3000m pour profiter de la vue sur la vallée pleine de palma de cera, de grands palmiers dont on extrait une cire pour les cierges entre autre.

Autant Salento était un peu touristique (on est en basse saison) autant on semblait être les seuls étrangers à Salamina et ça faisait vraiment du bien. Les gens adorables, faciles d’accès et curieux. On y a rien fait de spécial mais on a adoré.

On continue notre découverte de la Colombie sans trop nous attarder car on a très envie de se baigner sur la côte caraïbe. Cela dit partager une dizaine de jours entre Salento et Salamina en buvant de l’excellent café colombien ça valait quand même le coup.